Réseaux de relations occultes, chasses gardées commerciales, accords secrets... depuis 50 ans, c'est un système qui s'est mis en place, avec ses hommes et ses pays. Explications.

Qu'est-ce que la Françafrique ?
Le néologisme a été inventé par l'ancien président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, en 1955, pour désigner les bonnes relations du continent africain avec la puissance colonisatrice. Il a été détourné de son sens initial, trente ans plus tard, par François-Xavier Verschave, fondateur de l’association Survie. Pour, cette fois, conspuer un système de réseaux de relations occultes, de chasses gardées commerciales et d’accords secrets, y compris militaires, via lequel la France a cherché, dès le lendemain des indépendances africaines de 1960, à maintenir un lien privilégié avec ses ex-colonies.
Qui gagne quoi ?
La France entendait, par ce biais, garder la main sur les richesses pétrolières ou minières de son ancien pré-carré. Autre bénéfice pour l'ancien colonisateur : les dirigeants africains auraient financé sous le manteau les campagnes électorales des partis politiques français, droite et gauche confondues et jusqu'au FN. C'est ce qu'a affirmé Robert Bourgi, conseiller occulte de l’Elysée, au JDD dimanche dernier, sans toutefois apporter de preuve pour étayer ses allégations.