jueves, 23 de enero de 2014

Juan Gelman

Juan Gelman (1930-2014) : la vie de combat, de tendresse et de deuil d'un poète argentin



Le poète argentin Juan Gelman à Monterrey en juillet 2008.


el sufrimiento/¿es derrota o batalla? / 
realidad que aplastás/¿sos compañera? / 
¿tu mucha perfección te salva de algo? / 
¿acaso no te duelo/te juaneo/ 
 
te gelmaneo/te cabalgo como 
loco de vos/potro tuyo que pasa 
desabuenándose la desgraciada? / 
¿esa que llora al pie de mis muereras? / 
 
¿acaso no te soy para padrearte? / 
¿me vas a disculpar que te hije mucho? / 
realidad que sufrís como pariendo/ 
tu sufridero/¿canta para mí? / 
 
¿contra mí? /¿me mostrás lo que yo sea? / 
¿me estás alando/ala de mi furor? / 
¿te descriaturás como paloma 
que busca un ojo ciego para ver? 


Une vie pavée de deuils et d'exils mais aussi de convictions humanistes inébranlables et d'âpres luttes contre les dictatures d'Amérique latine : ainsi apparaît l'existence du grand poète argentin Juan Gelman, mort mardi 14 janvier à Mexico où il s'était installé il y a plus de vingt ans et qui fut la dernière étape d'un long exil forcé après le coup d'état militaire de 1976. Il était âgé de 83 ans.

Né le 3 mai 1930 à Buenos Aires, Juan Gelman est le troisième enfant d'un couple d'immigrants juifs venus d'Ukraine. Précoce, il apprend à lire à 3 ans, rédige à 8 ans ses premiers poèmes et se voit pour la première fois publié à 11 ans par la revue Rojo y Negro (Noir et Rouge). Bientôt, vient le temps de l'engagementpolitique. A quinze ans, il adhère à la Fédération des jeunes communistes argentins, hésite à se diriger vers un avenir de chimiste, mais préfère finalement la poésie. Au milieu des années 1950, il fait partie du groupe El Pan duro (Le Pain dur) qui publie une poésie radicale, puis il commence une carrière de journaliste dans les années 1960.

AU SEIN DE LA GUERILLA
C'est à cette époque qu'on le retrouve aussi militant au sein d'une organisation de guérilla, les Montoneros. En 1975, il est envoyé en mission à l'étranger par les Montoneros pour dénoncer les violations des droits de l'homme sous le régime d'Isabel Peron (1974-1976). C'est lors de cette mission, en 1976, qu'a lieu le coup d'état du général Jorge Rafael Videla. Commence dès lors pour Gelman, une longue vie d'exil, de Rome à Madrid, Managua, Paris, New York et enfin Mexico.
Pendant toutes ces années pourtant, il est impossible de dissocier l'histoire de Juan Gelman de celle de son pays. « On dit qu'il ne faut pas remuer le passé, qu'il ne faut pas avoir les yeux sur la nuque, écrivait-il en 2008. Mais les blessures ne sont pas encore refermées. Elle vibrent dans le sous-sol de la société comme uncancer sans répit. Leur seul traitement est la vérité et ensuite la justice. L'oubli est à ce prix. » Ces paroles, Juan Gelman les prononce à propos des plaies indélébiles infligées au peuple argentin, de 1976 à 1983, par la dictature. Le poète sait de quoi il parle. Si l'on estime entre 20 000 et 30 000 le chiffre des disparus – les Argentins disent « desaparecidos » -, les proches de Gelman, et notamment son fils et sa belle fille, tous deux militants de gauche, l'auront été d'une façon atrocement spectaculaire.

DOUBLE DISPARITION

miércoles, 22 de enero de 2014

La beauté, la justice, l’ordre… Voilà sur quoi sont bâties les civilisations

Jacques Le Goff : « La beauté, la justice, l’ordre… Voilà sur quoi sont bâties les civilisations »

Propos recueillis par Nicolas Truong
http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/01/21/jacques-le-goff-la-beaute-la-justice-l-ordre-voila-sur-quoi-sont-baties-les-civilisations_4352034_3260.html

Historien médiéviste de renommée internationale, auteur d'une oeuvre monumentale, Jacques Le Goff a publié Le Moyen Age et l'Argent (Perrin, 2010), A la recherche du temps sacré, Jacques de Voragine et la Légende dorée (Perrin, 2011), Le Moyen Age expliqué en images (Seuil, 2013) et, plus récemment, le 9 janvier, Faut-il vraiment découper  l'histoire en tranches ? (Seuil, 224 p., 18 €).


Pourquoi parrainer  la collection « Histoire & civilisations » ?

Cette collection me paraît répondre  à une exigence essentielle de l'édition dans le domaine de l'histoire : mettre  à la disposition d'un grand nombre de lecteurs une somme de connaissances qui, sans relever  de l'érudition, est nécessaire à l'éducation de l'honnête homme d'aujourd'hui. Cela me semble d'autant plus important que, dans certains pays dont la France fait partie, l'histoire est aujourd'hui en recul dans l'enseignement. Il s'agit là d'une erreur inquiétante, car l'histoire est individuellement et collectivement nécessaire à la compréhension du monde et à notre rôle dans son fonctionnement.

Y compris l'histoire ancienne et médiévale ?

Il faut redonner  de l'importance et de l'influence à la connaissance du passé antique et médiéval : notre existence vit d'héritages et ces héritages ne sont pas un simple retour nostalgique sur le passé. Ils sont et doivent être  un tremplin pour l'avenir . Dans ce cadre, cette part donnée à la longue durée est capitale. Il me semble d'ailleurs que, dans la période à venir , il serait important que nous ayons des spécialistes de ce que l'on appelle aujourd'hui la préhistoire, dont je pense que, grâce en particulier à l'archéologie, on devrait découvrir  de nouveaux témoignages qui permettront de mieux répondre  à la question : « D'où venons-nous ? »

Les historiens peuvent apporter  principalement deux choses. La première, c'est la connaissance des héritages. Si je ne crois pas qu'il y ait un sens de l'Histoire, malgré tout, l'histoire vit en partie d'héritages que nous devons connaître  pour apprendre  à en profiter  et savoir  les utiliser . D'autre part, la connaissance de l'Histoire et l'esprit historique nous forment à mieux nous servir  de ce qui constitue une donnée fondamentale de notre existence individuelle et collective : le temps. Le monde et nous-mêmes, nous évoluons, nous changeons et ces mutations, c'est l'histoire qui les constitue. L'histoire en tant que matière de connaissance est ce qui permet de mettre  en perspective les mutations en oeuvre à l'heure actuelle.

Qu'est-ce qui distingue une civilisation d'une culture ?

La civilisation repose sur la recherche et l'expression d'une valeur supérieure, contrairement à la culture qui se résume à un ensemble de coutumes et de comportements. La culture est terrestre quand la civilisation est transcendante. La beauté, la justice, l'ordre… Voilà sur quoi sont bâties les civilisations. Prenez le travail de la terre, la culture va produire  de l'utile, du riz, là où la civilisation engendrera de la beauté, en créant des jardins.

En Extrême-Orient, les différences entre les civilisations chinoise et japonaise s'expriment dans la structure de leurs jardins. Le jardin chinois aime le désordre et le secret, tandis que le jardin japonais est très ordonné et octroie une place importante à l'eau. On devine leurs influences religieuses et spirituelles, bien qu'ils exposent deux rapports très différents au religieux, avec d'un côté une religion du mystère, le taoïsme chinois, et de l'autre une religion de la lumière, le shintoïsme japonais.

Mais pour prendre  un exemple plus proche de nous, il existe une opposition forte entre le jardin à l'anglaise et le jardin à la française, le premier est fouillis, c'est un lieu romantique, propice à la rêverie, tandis que le second est très construit et structuré, c'est un jardin cartésien, érigé sur le terrain de la rationalité. La culture privilégie l'idée d'utilité, de sécurité et de richesse, contrairement à la civilisation, pour qui le spirituel et l'esthétique ont bien plus de valeur.

Comment les civilisations naissent-elles ?

miércoles, 4 de diciembre de 2013

Tierra de saqueo

El periodista Sergi Castillo, autor de 'Tierra de saqueo'  D.R.


Cien dirigentes del PP imputados por corrupción. Los casos Gürtel, Noós, Brugal, Terra Mítica, Emarsa y tantos otros. Son los símbolos que representan, en palabras del periodista Sergi Castillo, autor de Tierra de saqueo, "la caída del régimen" de corrupción que se instauró en la Comunidad Valenciana. Castillo repasa en las poco más de 500 páginas de su libro la historia de reciente de una comunidad que fue cautivada por un discurso en el que se vendieron "sueños" que, años después, se convirtieron en pesadillas.

http://www.infolibre.es/noticias/politica/2013/12/02/sergi_castillo_quot_valencia_fue_iman_para_los_corruptos_quot_10557_1012.html

PREGUNTA: Hablemos de corrupción. ¿Por qué la trama Gürtelestaba tan enraizada en la Comunidad Valenciana?

RESPUESTA: Valencia fue como un imán para los corruptos y para la gente que había puesto sus ojos en el dinero público, porque tenía unos dirigentes dispuestos a entregar muchas cosas por poder. Camps regaló gran parte de la Administración a cambio de poder, de gente que le podía organizar actos para mejorar y promocionar su imagen. Era una persona muy débil intelectualmente que se dejó cautivar, y la trama mandó a Álvaro Pérez “El Bigotes”, una persona con una gran capacidad de seducción que inmediatamente se ganó la confianza de Camps y se convirtió en una de las personas más poderosas de la Comunidad Valenciana. 



P: Y sin embargo, con Camps ya imputado, el PP volvió a ganar con mayoría absoluta las elecciones autonómicas en 2011. ¿Por qué la sociedad valenciana no ha castigado estos episodios de corrupción?

R: En momentos de bonanza económica la sociedad tuvo cierta permisividad con algunos comportamientos que ahora, en época de crisis, no va a tolerar. Había mucho dinero: las cajas de ahorros valencianas, ahora desaparecidas, eran un pozo sin fondo donde el PP podía utilizar el dinero a su antojo. El PP también construyó una Administración paralela a la oficial: estamos hablando de 100.000 personas colocadas en los diferentes ámbitos de la Administración, en fundaciones, empresas públicas… No sólo ellos: también todos sus familiares y amigos eran un voto cautivo.


Además jugaban con ventaja, con una presunta sobrefinanciación. La información de los contratos se ocultaba, y además prácticamente todos los medios de comunicación dependían de las subvenciones de la Administración pública. La información que salía a la luz era la que el PP vendía, y tenían un discurso imposible de batir: ellos eran los que defendían a los valencianos y cualquiera que los criticase era enemigo del pueblo valenciano. Vendieron sueños, ilusiones, trajeron los grandes proyectos y hasta construyeron un aeropuerto en Castellón. Supieron tocar la fibra sensible de los valencianos y hacernos creer que eramos merecedores de eso y de mucho más. Con el tiempo, hemos descubierto que detrás de ese discurso estaban las grandes tramas de corrupción.

Hubo gente desde la oposición y desde la prensa independiente, limitada en la Comunidad Valenciana, que denunció estas prácticas. Pero parecía que denunciar el tema de la corrupción no vendía: recuerdo que, cuando el PSPV presentó en 2009 una querella contra los empresarios y los políticos que habían participado presuntamente en la financiación ilegal del PP, la misma dirección del PSOE desde Madrid se opuso. No era un discurso amable.

P: ¿Hay una oposición en la Comunidad Valenciana capaz de ganarse la confianza de los ciudadanos?
R: Ha habido gente –por ejemplo Ángel Luna, portavoz socialista, o Mónica Oltra, portavoz de Compromís– que lo ha hecho muy bien, pero ha habido también grandes fallos. A veces la oposición se ha dedicado a sus batallas internas y a luchas cainitas, y esto nos ha hecho perder mucho tiempo. Ahora creo que sí se dan las circunstancias para que la oposición esté cohesionada y anteponga el interés de los ciudadanos al interés personal o de los partidos, porque la situación es muy grave. Lo importante es que el Gobierno autonómico pueda tener una alternativa que los ciudadanos vean como una opción clara, fuerte, y esta necesidad se ha vislumbrado con el cierre de Canal Nou.

P: El cierre de Canal Nou: ¿qué conclusiones pueden extraerse de este episodio?
R: La caída de Canal Nou es un símbolo de la caída del régimen, porque era una de las banderas, un símbolo que el PP exhibía con orgullo: ellos eran los grandes defensores de la identidad valenciana, de los símbolos valencianos, y Canal Nou era uno de ellos. La mayor parte de los directivos, de la gente que daba la cara, era gente colocada por el PP. El cierre del canal me parece un punto de inflexión en toda esta historia, además de un ejemplo. Porque la orden de cierre fue dada por Montoro dentro de la idea que tienen [los dirigentes del PP] de eliminar todo lo público: es un experimento que hace el Gobierno central en la Comunidad Valenciana porque ésta tiene el Gobierno más débil de todos, con un presidente que no pinta nada. La Comunidad Valenciana es una comunidad intervenida, un campo de pruebas para las políticas neoliberales.

P: ¿Cuál es la sensación de la ciudadanía con respecto al cierre?
R: La Comunidad Valenciana está en estado de shock. Estamos viviendo una serie de hechos muy relevantes históricamente: la condena a Carlos Fabra, en pocos días el cierre de Canal Nou… todavía no nos ha dado tiempo a asimilar muchas cosas. Pero sí creo que todos coincidimos en señalar que es un punto de inflexión. De hecho, en la manifestación del sábado en defensa de Canal Nou había banderas de todos los tipos, no era una manifestación de la izquierda o la derecha: era una manifestación del pueblo valenciano en su conjunto.

P: Existiendo este consenso entre los ciudadanos, ¿ha cometido Fabra un suicidio político?
R: Efectivamente. Ni los dirigentes ni los votantes del PP entienden el cierre de RTVV. La gente que más veía Canal Nou era gente de entorno rural, el gran granero de votos del PP, porque [el canal] daba la información más cercana, en su lengua. Hay gente del PP muy dolida, incluso diputados que votaron a favor del cierre sólo por la disciplina de voto. Hay un gran malestar no sólo con el cierre de la tele, sino con el esperpento que ha supuesto su retransmisión en directo, con las fuerzas de seguridad ocupando un edificio público. Ha sido una imagen parecida a la de los tanques saliendo el 23-F en Valencia. Han cerrado Canal Nou tan mal como lo han gestionado.

P: Volviendo a la corrupción, ¿ha supuesto una sorpresa la condena del expresidente de la Diputación de Castellón, Carlos Fabra?
R: Hay opiniones para todos los gustos. Yo soy de los que opina que esta condena ha sido una gran victoria del sistema democrático, porque se ha producido en la Audiencia Provincial de Castellón, en su casa. En dos ocasiones, la Audiencia Provincial trató de archivar el caso, e incluso se descubrió que el presidente de la Audiendia Provincial era amigo íntimo de Carlos Fabra, y éste renunció a participar en el juicio alegando esta amistad. Durante diez años muchos valencianos hemos creído que Fabra nunca jamás iba a sentarse en un banquillo, y es cierto que ha sido absuelto de cohecho y tráfico de influencias, pero la Fiscalía Anticorrupción va a recurrir al Supremo esa decisión y estoy convencido, con la avalancha de indicios que hay –y que incluso la Audiencia Provincial reconoce en su auto– de que va a ser condenado de nuevo y su pena se va a incrementar.

P: ¿Puede esta sentencia ser el detonante de una serie de condenas por corrupción en la Comunidad Valenciana?
R: Como Fabra van a venir muchos más dirigentes de este régimen, que parecía imbatible hace cinco años. En este momento hay cien dirigentes o altos cargos de la Administración del PP imputados por delitos de corrupción. Creo que el recorrido que hemos hecho en estos cinco años ha sido una gran victoria de las instituciones: ha sido lento, pero posible gracias al trabajo de muchos políticos, periodistas, jueces y fiscales valientes que han luchado contra el sistema y lo han vencido.

P: ¿Supondrá la condena a Fabra supondrá un cambio de ciclo?
R: Estoy convencido de que, aunque los cien imputados no entrarán en prisión, va a haber muchos altos dirigentes del PP que van a pasar por la cárcel, y eso va a marcar un antes y un después. El que los mismos políticos del partido vean que va a prisión uno de sus dirigentes va a remover conciencias.

P: Y, si se produce este cambio de mentalidad, ¿provocará que los políticos apliquen medidas de transparencia y contra la corrupción?
R: Yo creo que sí. Estoy convencido de que en cuanto haya condenas a prisión se va a llegar a ese punto de inflexión. La sociedad no está dispuesta a tolerar más comportamientos como, por ejemplo, la firma de 45 diputados en las Cortes para pedir el indulto de un alcalde condenado por corrupción. O se regeneran, o la sociedad los va a regenerar.

domingo, 24 de noviembre de 2013

Wert in my mind

Fuente: http://www.infolibre.es/

Que la reforma educativa del Gobierno de Mariano Rajoy, la séptima que regulará este ámbito en democracia, da un giro hacia la enseñanza privada sostenida con fondos públicos es un mantra que docentes, padres y alumnos de la escuela pública llevan defendiendo desde que se conoció el primer borrador. El proyecto que salió del Ministerio de Educación ya contenía algunos aspectos que sugerían un giro hacia la remodelación neoliberal de la enseñanza que inició Esperanza Aguirre en la Comunidad de Madrid. 


Ahora, tras su paso por el Congreso y el Senado, el texto que será refrendado en la Cámara baja apuntala determinados aspectos como la cesión de fondos públicos a colegios que segregan por sexo, las atribuciones de los docentes de la privada subvencionada o la renovación de conciertos. infoLibre resume las principales concesiones a la escuela privada que prevé la reforma educativa: 



01. DEMANDA SOCIAL


La batalla entre el derecho a la educación y la libertad de enseñanza –que se reconozca el derecho de los padres a elegir el tipo de educación y el centro para sus hijos, en el marco de los principios constitucionales– ha sido uno de los puntos de conflicto tradicionales entre izquierda y derecha en el terreno educativo. No obstante, fueron los socialistas los que en 1985 implantaron la doble red sostenida por el Estado para universalizar la educación básica. Ahora, la nueva legislación educativa que se aprobará en el Congreso incluye el concepto de "demanda social" a la hora de programar las plazas. 

Es decir, señala que la preferencia de los padres estará por encima de la capacidad de las Administraciones de primar a la pública y que la creación de centros concertados no será una decisión del Gobierno de cada comunidad en función de su planificación y sus necesidades sino que por ley cualquier colegio privado, si tiene demanda, sea subvencionado. 

Por otra parte, la ley actual, de 2006, señala que “las Administraciones educativas garantizarán la existencia de plazas públicas suficientes, especialmente en las zonas de nueva población”. El nuevo texto, sin embargo, no precisa si estas nuevas plazas tienen que ser concertadas y públicas y se limita a reseñar que se deberá asegurar la existencia de "plazas suficientes".




02. ENSEÑANZA EN CASTELLANO


La ley Wert también fortalece la apuesta por la enseñanza en castellano en todas las comunidades. En este sentido, señala que "la Administración educativa deberá garantizar una oferta docente sostenida con fondos públicos en la que el castellano sea utilizado como lengua vehicular". 

Aunque no se nombra explícitamente en la normativa, este matiz se dirige a Cataluña, que tiene un modelo de inmersión lingüística en el que el catalán es lengua vehicular y donde recibir clases en castellano de forma mayoritaria en una escuela pública es practicamente imposible. Lo que realmente quiere decir este punto es que el Ministerio de Educación anticipará los fondos para pagar colegios privados con clases en castellano para las familias que lo soliciten y no vean satisfecha su demanda en centros públicos o concertados. 




03. SEGREGACIÓN POR SEXOS


El proyecto de reforma educativa que el Gobierno remitió a Las Cortes ya contemplaba el blindaje a la financiación pública de los centros que segregan por sexo. Se recogía que "en ningún caso habrá discriminación por razón de nacimiento, raza, sexo, religión, opinión o cualquier otra condición o circunstancia personal o social" y añadía que "no constituye discriminación la admisión de alumnos o la organización de la enseñanza diferenciadas por sexos". Sin embargo, el PP, en su paso por el Senado, aceptó dos enmiendas de Unión del Pueblo Navarro (UPN) encaminadas a beneficiar la educación separada por sexos. 

Gracias a la primera de ellas la reforma incluirá una disposición transitoria por la que permitirá volver a solicitar el concierto a los centros a los que se les denegó en 2013 por el "único motivo" de tener un modelo segregador y que en principio estaba vetados para volver a solicitarlos hasta 2017, pues los conciertos se suelen suscribir cada cuatro años. Se trata de 17 centros –ubicados en Andalucía y Galicia– que rechazaron ser mixtos y a los que ambas impidieron la entrada de nuevos estudiantes con patrocinio público.  Varias sentencias del Tribunal Supremo señalan que la actual Ley Orgánica de Educación (LOE) no permite que se financien con dinero público. En estas se cuestiona no el modelo, sino que sea financiado con dinero público. La segunda enmienda hará que estos colegios no tengan que justificar su proyecto para suscribir el concierto. 

La protección a estos conciertos en la nueva ley no es de extrañar si se tiene en cuenta que su principal impulsor, el ministro de Educación José Ignacio Wert, se ha referido a la escuela que separa por sexos como "una opción de libertad"




04. DOCENTES


En su tramitación en el Congreso también se incluyó una enmienda del PP para que los profeores de la privada puedan corregir las reválidas que el Ejecutivo define como "pruebas de evaluación a nivel nacional en puntos críticos de cada etapa educativa". Es decir, corregirán los exámenes que decidirán si un estudiante pasa de ESO a Bachillerato o de este a la Universidad. Hasta ahora, la tarea de corregir los exámenes de Selectividad –que desaperecerá dentro de tres cursos– estaba destinada únicamente a funcionarios. 

En un informe no vinculante, el Consejo de Estado ya cuestionó que el proyecto de ley no especificara si la correción de esas evaluaciones "se va a ejecutar por profesores del sistema público, por profesores contratados o por empresas privadas". El PP enmendó el texto en este sentido para permitir que agentes externos puedan hacer esa tarea. 




05. RENOVACIÓN CONCIERTOS


La reforma del ministro Wert también dará mayor seguridad jurídica a los centros concertados, tal y como venía reclamando la patronal del centros privados. Y lo hará aumentando el número máximo de años para renovar los conciertos, una fórmula que, hasta esta reforma, se regía por un real decreto que no ha cambiado de manera sustancial desde 1985. Ahora, en Primaria se pasa de un periodo máximo de cuatro años a un mínimo de seis. En Secundaria el mínimo también serán cuatro. Al eliminar el establecimiento de un tope máximo se facilita la renovación automática siempre que se cumplan las condiciones. 

Es decir, los centros que tengan alumnado suficiente y pidan el patrocinio público podrán ampararse en esta norma a pesar de que la Administración pueda determinar que no es necesario porque en la zona hay plazas públicas suficientes.




06. PARTICIPACIÓN


La que será la séptima norma que regulará la educación en democracia también cambia las atribuciones de los consejos escolares. Pasarán a ser órganos meramente consultivos que no decidirán ni aprobarán nada. Se limitarán a informar y evaluar. Los centros concertados también están obligados a tener un órgano de estas características, algo que las patronales de la escuela privada subvencionada consideran una injerencia en sus competencias. Mas aún desde la LOE, porque esa reforma incluyó entre sus miembros a un “concejal o representante del Ayuntamiento en cuyo término municipal se halle radicado el centro”. Ahora la LOMCE elimina esta figura. 




07. RELIGIÓN



La llamada ley Wert incluye viejas reivindicaciones de la jerarquía católica como que la calificación de la asignatura de Religión cuente para hacer media y para acceder a becas –esto no ocurría desde 1990– y que ésta tenga una alternativa fuerte. O que desaparezca Educación para la Ciudadanía, materia que se implantó en 2006 con el Gobierno de José Luis Rodríguez Zapatero y que es considerada por los obispos como un instrumento que utiliza el Estado para adoctrinar ideológica y moralmente a los alumnos. 

Estas modificaciones también puede interpretarse como un giro hacia la enseñanza concertada, pues los portavoces eclesiásticos, en una información recogida por Europa Press en febrero de 2012, aseguraron que hay 1,3 millones de alumnos en colegios concertados de titularidad de la Iglesia católica. Además, según datos del Anuario de la laicidad 2012 de la Fundació Ferrer i Guàrdia, 7 de cada 10 alumnos que cursan sus estudios en un centro concertado lo hacen en un centro religioso.

domingo, 10 de noviembre de 2013

Muy fan de... Wert

http://www.infolibre.es/noticias/opinion/2013/11/11/muy_fan_wert_9680_1023.html


Querido José Ignacio, ministro y, sin embargo, sabio –de los que rectifican–. Lo has vuelto a hacer. Una vez más me has dejado boquiabierta con tu habilidad extraordinaria para animar el cotarro. Soy tan fan tuya…

Ignorante de mí, creía que no serías capaz de superarte, habías hecho tanto por calentar los ánimos desde que te nombraron, que parecía imposible que pudieras llegar más lejos. Pero tú eres brillante, un lumbreras, matrícula de honor. Las artistas del destape no conseguían provocar ni la quinta parte que tú, eres bueno, muy bueno en lo tuyo.

Esta vez ha sido lo de las becas Erasmus. Un día nos enteramos de que ibas a retirar las ayudas a miles de estudiantes en el extranjero, por el artículo 33, bueno, por una orden ministerial del 29 de octubre, para ser más exactos. Y, claro, los estudiantes afectados se pusieron a jurar en arameo, o mejor dicho, en inglés, en alemán o en italiano, que para eso saben hablar otras lenguas. Pobres, se ve que no aspiran a ser presidentes del gobierno, para ese trabajo tan chulo no hace falta saber idiomas.

Y si con tu orden ministerial lo petaste, que para eso eres el rey deltrending topic, unos días después, vas y rectificas. ¡Y vuelves a estar en todo lo alto! Pero lo mejor de todo es que eres capaz de hacer lo uno y lo otro con idéntica naturalidad y esa habilidad, maestro, no está al alcance de cualquiera. Para estos virajes tan bruscos, José Ignacio, hay que ser buen marinero y tú sin duda lo eres, disfrutas tanto navegando entre tormentas y mareas verdes, que nunca pierdes la sonrisa, como si fueras el capitán Stubing al mando del barco del amor.

No es la primera vez que te ves obligado a rectificar, ¿recuerdas?, ya sucedió con la nota mínima de acceso a las becas en Bachillerato y en la matrícula universitaria, que tuviste que rebajar del 6’5 que tú proponías al 5’5. Como sigas en esta línea, te vas a convertir en la Xuxa de la Educación: “un pasito para el frente y un pasito para atrás”, solo que a diferencia del pibón brasileño, a ti no creo que quieran seguirte los chavales en la coreografía…

Hay quien asegura que cada vez estás más solo porque al cabreo que ya habías conseguido crear entre profesores, padres y alumnos con tu Ley de Educación, ahora hay que sumar el de las autonomías y la Comisión Europea por el asunto Erasmus y hasta el del propio Partido Popular que tiembla con tus decisiones y, sobre todo, con tu manera de tomarlas. Desde luego hace rato que has superado a Mourinho en el arte de meter el dedo en el ojo…

Y ya para rematar, lo último que he leído sobre ti es que los científicos y los economistas están que trinan porque has relegado las Matemáticas a una asignatura de segundo orden en el Bachillerato de Humanidades y Ciencias Sociales y que le has dado todo el protagonismo al Latín. ¡Me he quedado muerta con tu afición por la lengua ídem! No te hacía yo tan fan del imperio romano, me pegaba más que fueras de Atilay del rollito aquel de que por donde pisaba su caballo no volvía a crecer la hierba…

Lo cierto es que te critica hasta el tato pero como a ti “te pone”, yo no sufro, tú lo dijiste: “Soy como el toro bravo, que se crece con el castigo”, disfrútalo y que te quiten lo silbado. Yo ya estoy como loca por que salga a la calle la primera edición de 50 sombras de Wert.


Hay quien dice que tu momento Erasmus va a precipitar una crisis de gobierno y que serás el primero en caer, pero otros aseguran que Rajoy está contigo. Estaremos atentos para ver si aciertan los que predicen tu salida del gobierno o los que creen que la famosa niña de los ojos de Rajoy se llama José Ignacio…

viernes, 11 de octubre de 2013

Sin filosofía no hay democracia


Publicado el 20/09/2013
Vídeo promocional de las entrevistas a personalidades del mundo de la cultura en defensa de la Filosofía.
Producido por Ángel Vallejo, Red Española de Filosofía y el Departamento de Metafísica de la Universidad de Valencia.
Dirigido por Ángel Vallejo; asistente de la dirección: Charly Álvarez.
Montaje y edición: Agustín Ricos y Ángel Vallejo.
Realización:Agustín Ricos y Rafa Siquier.
Sonido: Francisco Ricos.
Todos los entrevistados han colaborado desinteresadamente, en defensa de la Filosofía.
La música es "Innocent Sleep" de GreendJohn, en su álbum DigitaLegal, obtenida de JAMENDO.
Todas las licencias, tanto de las imágenes como de la música son Creative Commons.
Este vídeo no tiene ningún afán de lucro.

Agradecemos su difusión.

La Red Española de Filosofía (REF) ha pedido a la ciudadanía que se envíe a los responsables de Educación del Partido Popular, Sandra Moneo y Eugenio Nasarre, un modelo de email que han hecho público en su página web para protestar por la eliminación de la obligatoriedad de cursar varias materias relacionadas con esta disciplina en la LOMCE. En su escrito, los denunciantes califican la nueva norma como"una abierta declaración de guerra al ejercicio de la profesión filosófica en España".

Para mandar una carta de protesta al Congreso
http://redfilosofia.es/blog/2013/10/04/una-iniciativa-en-defensa-de-la-filosofia/

domingo, 6 de octubre de 2013

Carceller : el bromista

Anécdota publicada en el artículo de José Ramón Villanueva Herrero, "LA DINASTÍA CARCELLER", para el Diario de Teruel, 22 y 29 noviembre 2009.

Una anécdota curiosa de ésta época de ministro refleja el peculiar carácter de Carceller. En cierta ocasión, hablando con el agregado comercial de los Estados Unidos, le preguntó cómo podría obtener un coche Buick del último modelo que acababa de salir de fábrica. El americano, amablemente, le contestó que él se encargaría de que el ministro tuviera el vehículo que tanto deseaba. “Acepto –respondió Carceller- , pero nada de regalos. Lo quiero pagar”. Pasaron unas semanas y el mismo diplomático se presentó para anunciar: “Señor ministro: a la puerta del Ministerio está el Buick que usted deseaba. Le sugiero un paseo a prueba”. Carceller abandonó todos los asuntos y subió al coche. Terminada la prueba y encantadísimo de su Buick, dijo al norteamericano: “Me tiene que decir lo que le debo, pues quedamos que lo quería pagar”. “Me debe 500 pesetas”, replicó el norteamericano al indicar un precio simbólico con el cual deseaba congraciarse con el ministro Carceller. Acto seguido, éste sacó la cartera y alargó un billete de 1.000 pesetas. “No tengo cambio”, se excusó el yanqui. “No importa –respondió el ministro- quédese con las 500 pesetas y envíeme otro Buick” fue la respuesta del ministro turolense.

Carceller


La fortuna de los Carceller: del franquismo al banquillo


  • El patriarca de los Carceller, ministro de Industria en 1940 y aliado de la Alemania nazi, es considerado por el historiador Josep Fontana como "el iniciador de la corrupción a gran escala" del franquismo
  • El hijo y el nieto del político franquista tejieron una enorme red de empresas en paraísos fiscales para no pagar impuestos en España
  • La Fiscalía Anticorrupción solicita para ellos penas de 48 y 14 años de prisión por fraude fiscal y blanqueo de capitales
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Demetrio Carceller Arce, en un acto público.

La Fiscalía Anticorrupción ha culminado su investigación sobre el patrimonio de la familia Carceller pidiendo 48 años de cárcel paraDemetrio Carceller Coll y 14 para su hijo Demetrio Carceller Arce. Ambos son los propietarios de un importante conglomerado de empresas, entre las que se encuentra el Grupo Damm. Pero el escrito del fiscal, y también el del magistrado de la Audiencia Nacional encargado del caso,Pablo Ruz, va mucho más allá del inmenso fraude a Hacienda que ya se venía produciendo "al menos desde 1990". 


El texto supone un varapalo judicial para una familia que apuntaló su riqueza durante el primer franquismo. "Se ha dedicado a ocultar sus rentas y patrimonio a la Hacienda Pública española, simulando residir fuera de España, en concreto en Portugal Reino Unido, con la finalidad de poder ser considerado como no residente y, de esta manera, eludir el cumplimiento de sus obligaciones tributarias en España", reprocha el representante del Ministerio Público, que acusa a Demetrio Carceller Coll de trece delitos por haber defraudado a Hacienda más de 72 millones de euros. A estos delitos el fiscal suma el de blanqueo de capitales. Al contrario de lo que alega Carceller Coll, tanto él como su mujer, María del Carmen Arce, han residido en España tanto en su domicilio de Madrid como en Galapagar (Madrid), si bien para ocultarlo habían adoptado numerosas medidas de precaución: "Como evitar frecuentar restaurantes o sitios de ocio; realizar sus pagos en efectivo o delegar en su hijo", Carceller Arce, la firma de cualquier negocio u operación económica. Precisamente, al actual presidente de Damm, Demetrio Carceller Arce, se le atribuyen cuatro delitos contra la Hacienda Pública, en concreto por el fraude de IRPF correspondiente a los ejercicios fiscales de 2007, 2008 y 2009 y por el fraude sobre Impuesto sobre el patrimonio correspondiente al ejercicio fiscal 2007, además de un delito de blanqueo de capitales. Anticorrupción le pide por ello 14 años de cárcel y multas millonarias.

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viernes, 27 de septiembre de 2013

jueves, 8 de agosto de 2013

Marina Abramovic

Marina Abramovic se encuentra con Ulay durante la performance



-¿Eres fan de la canción Big Pimpin?

-Todo el mundo es fan de Big Pimpin


-¿Está nuestra existencia confinada siempre en el tiempo y el espacio? ¿Podemos experimentar la vida fuera de esas coordenadas que influyen en nuestra existencia? 
-Por supuesto. Hay muchas dimensiones diferentes y solo utilizamos un pequeño porcentaje de nuestro cerebro, pero los rituales y ceremonias antiguos exploran estas posibilidades para que podamos entender que el tiempo no existe, que es solo una invención. Lo que yo entiendo es que si te encuentras plenamente en el presente, el tiempo no existe. El tiempo solo existe al medir el pasado y el futuro.



-Parece que no has envejecido nada en los últimos 40 años. ¿Eres un vampiro? Si no, ¿a qué atribuyes el secreto de tu eterna juventud?
-Dentro de poco publicaré las fotos de mi abuela cuando tenía 103 años y de su madre cuando tenía 116 para probar que la gente en Montenegro vive más y nunca envejece. 



Tan mística como terrenal, tan rendida a la metafísica como arraigada a lo tangible, Marina Abramovic es probablemente el ejemplo de artista más intenso y poderoso en el panorama creativo contemporáneo, exponente irónicamente de una disciplina casi marginal: la performance. 



Nuevamente en la palestra mediática por sus recientes colaboraciones con estrellas como Lady Gaga (para quien ha realizado una contribución aún secreta para su próximo disco, Artpop) o Jay Z (autor de Big Pimpin y protagonista del vídeo artístico Picasso baby, en el que, inspirado por Abramovic, canta ese tema, incluido en su último disco, ante el público en una galería neoyorquina durante seis horas), probablemente no quepa mayor ejemplo del trabajo de Marina Abramovic, ni más conocido, que su último gran título, la extensa performance de 716,5 horas que realizó en 2010 el MoMA de Nueva York. 


Seis días a la semana, siete horas de continuo, más de tres meses en los que la artista estuvo presente, y que se guardarán para la posteridad en forma de documental con factura HBO. Con ese título, The artist is present, Abramovic desarrolló la que posiblemente quedará, al menos hasta la fecha, como su obra maestra; definitivamente la más masiva, con nada menos que un millón de espectadores presenciales. 



Sentada frente a frente con todo visitante que quisiera probar la experiencia, compartió un minuto de su tiempo, de su vida, con cada uno de sus mudos –y en muchas ocasiones atónitos- interlocutores. Más de uno lloró al encontrarse con su mirada, otros dejaban extasiados comentarios, los demás aplaudían casi sin respirar, como queriendo no hacer ruido ante lo que presenciaban.

Ninguno de estos enfrentamientos visuales causó tanta conmoción como el que Abramovic mantuvo con el también artista performativo Ulay, que se presentó de improvisto ante ella tras 23 años sin haberse visto ni hablado. Ese tiempo atrás, y después de años de apasionada relación personal y profesional, se despidieron fundiéndose en un abrazo a medio camino de la Gran Muralla china, llegados cada uno de un extremo opuesto. 



Tres años después de aquel sobrecogedor reencuentro, la artista vuelve a abrirse en canal para el público al responder sobre los sentimientos vividos en aquel instante de encuentro y fin de capítulo. “Fue uno de los momentos más dolorosos de mi vida”, dice. “Sabía que se había terminado, que era el final de un periodo muy importante de mi vida. Solo recuerdo que no podía dejar de llorar”. 

Junto a esa confesión, Abramovic ha respondido a todo lo que al público se le ha ocurrido preguntar. Lo ha hecho hace solo unos días a través de la plataforma online Reddit, donde ha contestado a cuestiones sobre sus gustos musicales, sus percepciones sobre los límites de la física o sus secretos de belleza. 

Una vez más, apostada en ese lugar donde el sueño se confunde con la realidad y el arte con la existencia, el punto exacto de cocción donde la persona, el personaje y la obra se funden de manera indisoluble, Abramovic ha vuelto a demostrar que ella no es solamente una artista más. Es el arte mismo.

martes, 23 de julio de 2013

lunes, 22 de julio de 2013

Tàpies en la Bienal de Venecia

El universo de Tàpies se despliega en la Bienal de Venecia
Lo intuitivo y emocional ordenan una exposición de más de 200 obras en el Palacio Fortuny



Con la instalación titulada Rinzen, súbito despertar en japonés, Antoni Tàpies (Barcelona,1923-2012) ganó un León de Oro en la Bienal de Venecia de 1993. Era una contundente protesta contra la guerra y la violencia en un momento en que el conflicto yugoslavo vivía uno de sus peores momentos. Pero la relación del maestro informalista con Venecia es muy anterior. En 1956 exhibió tres grandes pinturas y dos años después, en 1958, volvió a participar y conocer a personas esenciales en su vida: Eduardo Chillida, premiado en aquella 29 edición por su escultura, el pintor Alberto Burri, el coleccionista Panza di Biumo, el compositor Luigi Nono. Tápies, que coincidió entonces con su gran amigo Antonio Saura, volvió con el premio de la UNESCO y de la Fundación David Brigh, dos galardones que le ayudaron a hacer que su personalísimo lenguaje empezara a ser conocido en todo el mundo.
En las vísperas de la 55 edición de la Bienal, uno de los edificios más impresionantes de la ciudad adriática, el Palazzo Fortuny ultima los preparativos de la gran exposición, La mirada del artista que se abrirá al público el 1 de junio; una gran muestra de más de 200 obras que se mostrarán trenzadas con la colección de Fortuny a lo largo de las tres plantas del edificio. Sin más orden que lo intuitivo y lo emocional, los comisarios, su hijo Toni y la crítica Natasha Hébert, tratan de reconstruir la esencia del universo del artista catalán.
Sobre un complejo y delicado montaje concebido por Axel Vervoordt para lograr una aproximación muy personal potenciar el mundo de Tàpies,, la exposición tiene tres columnas básicas llenas de ramificaciones. En la impresionante planta baja del palacio se encuentran las obras de gran formato del artista, Hay cuadros monumentales de todas las etapas, pero predominan las realizadas desde la década de los 80 hasta el final. Son piezas, que en su mayor parte proceden de su estudio catalán.
Gran coleccionista y amigo de muchos de los grandes artistas contemporáneos, su colección personal es tan amplia como rica. Por un lado se agrupan muchas de las obras de arte antiguo y primitivo que tanto le fascinaban, procedentes de distintas culturas, épocas y continentes. Por otro, se despliegan pinturas y esculturas de artistas a los que más admiraba: Picasso, Kandinsky, Arp, Rothko, Kline y, por supuesto su Joan Miró. Considerado uno de los artistas mundiales más influyentes, son muchos los creadores contemporáneos que se han sumado a este peculiar homenaje veneciano: Anthony Caro, Günther Uecker, Antoni Llena, Perejaume, son algunos de estos grandes nombres.




Ulls i creus en vertical (2008)

jueves, 18 de julio de 2013

Brook


El teatro no es el lugar idóneo para el debate



Permite vivir las experiencias maravillosas y horribles que nunca hemos encontrado y que quizá nunca encontraremos en la vida real. Ese es el gran valor del teatro. Lo dice un maestro.

Tras casi un cuarto de hora de perorata ininterrumpida, lúcida y pausada (teatro, religión, política, filosofía, psicología...), Peter Brook frena en seco, corta su muy fascinante diarrea verbal y pide perdón "por no saber ser más conciso". Poco antes ha irrumpido entre las paredes oscuras del bar inglés de un hotel francés, junto a la Ópera de París, tocado con un gorrete de vagabundo y un gabán interminable, con bolsas de plástico colgándole de los dedos vetustos y encarnados y esa mirada pequeña entre distraída e inquisitorial, la mirada de un niño de 85 años.

En un francés perfecto en el fondo y ultrabritánico en la forma, Brook (Londres, 1925) se ha dirigido al camarero y le ha recordado que, el día antes, había reservado mesa, "mi mesa", y al inicial "no me consta" del camarero parisiense (camarero + parisiense = peligro), él le ha ofrecido una indignación callada, como de esfinge antigua a punto de un cataclismo. El lapsus ha quedado subsanado y el autor de creaciones escénicas que ya están en la historia del teatro como ElaMahabharata, Tito Andrónico o La tempestad ha tomado asiento, ha pedido un zumo de pomelo y se ha prestado a una conversación en la que seguirle el ritmo acabará siendo imposible misión. Peter Brook lleva más de 60 años de teatro dentro del zurrón. Con 22 dirigió la Royal Shakespeare Company. En 1971 fundó en París el Centro Internacional para la Investigación Teatral, y dos años después compró un viejo teatro quemado del norte de la ciudad, Les Bouffes du Nord, donde sigue preguntando al mundo y preguntándose sobre los porqués de nuestras atribuladas existencias. De allí salió Eleven and twelve, una desequilibrante reflexión acerca de la religión y sus excesos, el poder y sus excesos, la tolerancia y sus carencias. Una obra inspirada en la figura del maestro sufí Tierno Bokar, interpretada por toda una multinacional de actores africanos, asiáticos, americanos y europeos (entre ellos el español César Sarachu) y que aterrizará en las Naves del Español-Matadero de Madrid el próximo 13 de mayo con motivo del Festival de Otoño en primavera.
"La religión baña todo lo que significa destrucción en en el mundo"
"En el preestreno me pongo con el público para sentir como un espectador"
¿Dónde sitúa usted el punto exacto del poder de la religión, hoy en día, en el mundo?
Creo que, como todas las cosas que en un momento dado acabaron convertidas en institución -el Estado, la democracia, la tiranía, el fascismo, el comunismo...-, las estructuras de la historia de la humanidad pueden crear monumentos, pero nunca se acercan a lo que de verdad afecta a la vida. Bien, pues si tomamos la palabra religión, podemos llegar a una conclusión: es la salsa que baña todo aquello que significa destrucción en el mundo.
En efecto, esos 'ismos' más el 'ion' de 'religión' parecen haber vertebrado nuestros males pasados... y presentes. A través de la violencia, básicamente.

domingo, 7 de julio de 2013