
Héloïse
était partie, j’étais resté comme un con à la regarder s’en aller, ce cul,
putain de cul !, elle ne s’était pas retournée, seul son cul qui partageait,
divisait et unissait tout le reste de son putain de châssis ! Je me disais que
ça aurait pas été mal de rester encore un peu ensemble, pas pour baiser, non,
d’ailleurs j’avais la queue dans un état !, non, simplement pour être ensemble,
et puis je suis vraiment trop con, ouais, d’abord, qu’est-ce qu’on aurait foutu
ensemble ? La seule chose que je savais d’Héloïse, c’est qu’elle avait un petit
ami à la masse, un givré des collants de sa sœur qu’il s’enfilait dans le cul
et..., j’ai déjà raconté ça, pas besoin d’y revenir. Bon, quoi d’autre ? Qu’elle
travaillait à Fragrance shop, une des
boutiques de Romain Mords-moi-l’noeud, et puis quoi d’autre ? En fait, je savais
l’indispensable, d’elle, et de moi par rapport à elle : elle avait un putain de
corps et j’étais dingue de son putain de corps ! Bon, quand même, deux ou trois
petites choses : quand on la limait,
elle était expressive : Vas-y, baise-moi, défonce-moi ! Salaud, tu vas me faire
jouir ! Tu vas me faire jouir, continue comme ça, mets ton doigt dans mon petit
trou du cul, branle-moi le con ! Allez, laisse-moi de sucer les couilles ! Ah,
comme tu la bouffes ma chatte, je vais décharger, tiens, prends ça, Ah, salaud,
tiens, allez, tiens ! Y a pas à dire, elle était expressive ! Et puis, je savais
aussi qu’elle aimait ça, bordel de dieu, pour ça, oui qu’elle aimait ça !
C’était suffisant. Je me souviens qu’un jour Néné m’avait demandé ce que je leur
trouvais à mes branleuses à peine sevrées, je lui avais répondu que ça se voyait
à l’œil nu, Oui, mais, en dehors de ça ? qu’il m’avait demandé, mais y avait pas
d’en dehors de ça, j’avais aucune intention de m’installer en ménage, de leur
faire un môme et d’entrer dans une sorte de rumeur morose de l’existence,
c’était comme ma respiration, j’en prenais une bonne gorgée et la vie me
paraissait moins pesante, mais y s’accrochait, Néné, et il me disait : Mais ça
mène à quoi, et après ?, il était quand même comique, mon pote Néné, le but
était inclus dans l’acte, comme au resto, service compris, y avait rien avant,
rien après, ça menait à soi-même, et puis qu’il vienne pas trop me titiller les
neurones, c’était quoi, hein, c’était quoi quand il passait des heures et des
heures devant des matchs de foot, hein, c’était quoi !, moi je préférais tout
simplement le frisson des culs, des nichons, des chattes, question d’émotion et
d’esthétique ! Mais avec Héloïse, y avait un truc qui tournait pas rond ! Elle
me trottait dans la cervelle à longueur de temps, qu’est-ce qu’elle pouvait bien
avoir, cette môme, pour que ça me fasse cet effet-là ?