jueves, 30 de agosto de 2012

Putain d'isalopes par Valentino Wajciechosczaf

http://putaindisalopes.blogspot.com.es/

 

Chap. 17 : Où ça commence en couille et se termine en chatte.



C’est con, mais la scène avec Hildegarde m’avait un peu remué. J’avais du mal à me remettre au boulot. Il fallait impérativement que je me détende. Je me suis préparé un Cointreau ananas, j’ai pris une cigarette et, allongé sur le canapé, j’ai commencé à écouter Le Dialogue des Carmélites de Poulenc, ça s’imposait ! Sœur Jeanne de la Divine Enfance, Sœur Blanche de l’Agonie du Christ, Sœur Marie de l’Incarnation, Sœur Anne de la Croix... Nous sommes de pauvres filles rassemblées pour prier Dieu. Méfions-nous de tout ce qui pourrait nous détourner de la prière, méfions-nous même du martyre. La prière est un devoir, le martyre est une récompense, puis le vœu du martyre pour mériter le maintien du Carmel et le salut de la Patrie, troisième acte... Ben voyons, ça devait arriver, ce putain de téléphone, et juste à la fin, et merde ! Merde et merde et putain de merde !

Chap. 16 : Ciao belladonna !



De retour chez moi, je me suis refait une petite session de magnétophone. Putain d’isalope ! Putain d’extase ! Une sainte ? Mouais... Je commençais à avoir pas mal de matière pour me mettre à ordonner un peu tout ça et rédiger l’article qui allait avoir de la gueule, j’en étais persuadé. La sonnerie du téléphone :
- Alors, ces religieuses ?
- Salut, Hildegarde. Les religieuses ? Au café !
- Quoi ?
- Je les préfère au café, au chocolat, non !
- Tu te sens bien ?
- Pas mal.
J’allais pas me mettre à lui raconter ma matinée, d’ailleurs, elle m’aurait certainement pris pour un illuminé, et menteur en plus ! Je me disais que ses sous-vêtements comestibles étaient loin de valoir l’épais tissu de mon isalope extasiée !

Chap. 15 : Quand les anges démangent.



Héloïse était partie, j’étais resté comme un con à la regarder s’en aller, ce cul, putain de cul !, elle ne s’était pas retournée, seul son cul qui partageait, divisait et unissait tout le reste de son putain de châssis ! Je me disais que ça aurait pas été mal de rester encore un peu ensemble, pas pour baiser, non, d’ailleurs j’avais la queue dans un état !, non, simplement pour être ensemble, et puis je suis vraiment trop con, ouais, d’abord, qu’est-ce qu’on aurait foutu ensemble ? La seule chose que je savais d’Héloïse, c’est qu’elle avait un petit ami à la masse, un givré des collants de sa sœur qu’il s’enfilait dans le cul et..., j’ai déjà raconté ça, pas besoin d’y revenir. Bon, quoi d’autre ? Qu’elle travaillait à Fragrance shop, une des boutiques de Romain Mords-moi-l’noeud, et puis quoi d’autre ? En fait, je savais l’indispensable, d’elle, et de moi par rapport à elle : elle avait un putain de corps et j’étais dingue de son putain de corps ! Bon, quand même, deux ou trois petites choses : quand on la limait, elle était expressive : Vas-y, baise-moi, défonce-moi ! Salaud, tu vas me faire jouir ! Tu vas me faire jouir, continue comme ça, mets ton doigt dans mon petit trou du cul, branle-moi le con ! Allez, laisse-moi de sucer les couilles ! Ah, comme tu la bouffes ma chatte, je vais décharger, tiens, prends ça, Ah, salaud, tiens, allez, tiens ! Y a pas à dire, elle était expressive ! Et puis, je savais aussi qu’elle aimait ça, bordel de dieu, pour ça, oui qu’elle aimait ça ! C’était suffisant. Je me souviens qu’un jour Néné m’avait demandé ce que je leur trouvais à mes branleuses à peine sevrées, je lui avais répondu que ça se voyait à l’œil nu, Oui, mais, en dehors de ça ? qu’il m’avait demandé, mais y avait pas d’en dehors de ça, j’avais aucune intention de m’installer en ménage, de leur faire un môme et d’entrer dans une sorte de rumeur morose de l’existence, c’était comme ma respiration, j’en prenais une bonne gorgée et la vie me paraissait moins pesante, mais y s’accrochait, Néné, et il me disait : Mais ça mène à quoi, et après ?, il était quand même comique, mon pote Néné, le but était inclus dans l’acte, comme au resto, service compris, y avait rien avant, rien après, ça menait à soi-même, et puis qu’il vienne pas trop me titiller les neurones, c’était quoi, hein, c’était quoi quand il passait des heures et des heures devant des matchs de foot, hein, c’était quoi !, moi je préférais tout simplement le frisson des culs, des nichons, des chattes, question d’émotion et d’esthétique ! Mais avec Héloïse, y avait un truc qui tournait pas rond ! Elle me trottait dans la cervelle à longueur de temps, qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir, cette môme, pour que ça me fasse cet effet-là ?

Chap. 14 : Putaparc



Pour mon article, il me restait à aller voir les personnes qui avaient accepté de me rencontrer : Sœur Angèle de l’Adoration, Lola de Valence et Catherine Durand. Deux jours plus tôt, j’étais allé explorer la faune putesque qui se réunit dans et autour de ce qu’aujourd’hui tout le monde appelle Putaparc, juste à la sortie de la ville. Plutôt que de me joindre à la file des reluqueurs, j’avais préféré faire ma petite promenade à pied. Putain, comme y en avait de la viande avachie, des gueules décorées à la petite vérole, des ventres à étages, des cuisses haltérophiliques, les muscles en moins ! Et je me demandais quel type de déglingué enfonçait se queue dans ça ! Cette humanité qui me donnait le plus souvent la gerbe, me faisait, à cet instant précis presque pitié, pas une pitié genre compassion, non, une pitié presque attendrie. Je suis un sentimental, j’en ai déjà touché deux mots, eh bien tout ça me remuait un peu et je me disais qu’elles seraient quand même mieux, tranquillement installées chez elles, à regarder la télé, à tricoter ou à donner un petit frisson masturbatoire à leur mari qui n’en avait certainement plus pour très longtemps ! Je m’approche de l’une d’elle :

Chap. 13 : Hymne à cette putain d’isalope sublime d’Héloïse.



Héloïse ! Sublime Héloïse ! Putain d’isalope sublime ! Putain de cul ! Putain de chatte ! Putain de nichons ! Putain de tout ! De Tout ! Même mon nez prenait un plaisir dingue à se frotter contre sa chatte ! Y avait pas d’abats, rien à jeter, tout était bon ! Et son nombril ! Chaque putain de centimètre carré de sa peau ! Même quand sa bouche avalait ma queue, elle avait la température idéale ! Et une langue, putain, sa langue ! Elle savait y faire ! Ses oreilles me plaisaient aussi, j’aurais aimé m’enfoncer dedans, j’aurais aimé qu’elle puisse jouir aussi par là ! Par ses trous de nez aussi ! Tout était bon chez cette putain d’isalope d’Héloïse ! Tout !

viernes, 3 de agosto de 2012

Franz West

Fallece el escultor Franz West

El artista austriaco muere, tras una larga enfermedad, a los 65 años


Franz West con una de sus "Adaptives" en la cabeza

http://www.elcultural.es/noticias/ARTE/3516/Fallece_el_escultor_Franz_West

El escultor austriaco Franz West falleció en la madrugada del miércoles al jueves en la ciudad de Viena a los 65 años de edad y tras una larga enfermedad, según informó su cuñado al diario austriaco Kleine Zeitung. El Museo de Arte Contemporáneo de Viena (MUMOK) tiene previsto organizar una exposición retrospectiva dedicadal artista, galardonado con el León de oro en la Bienal de Venecia el pasado año, del 23 de febrero al 26 de mayo de 2013.

Franz West, Nannerl

Franz West ha sido uno de los artistas austriacos más destacados, nació en 1947 en Viena, ciudad donde vivía y trabajaba. West comenzó su carrera a mediados de los años 60 en su ciudad natal cuando el movimiento local "Actionism" se encontraba en pleno apogeo. Sus primeras esculturas, performances, y collages surgen a partir de este movimiento experimental, en el que los artistas trataron de despertar la pasividad del mundo del arte enfocando su obra hacia la destrucción, la grotesquería, y los extremos corporales.

miércoles, 1 de agosto de 2012

El arte de descontextualizar objetos

El arte de descontextualizar objetos

Ruth Zaragoza descubrió que el arte no termina en la pintura, y aprendió a aprovechar utilizar estropajos, cremalleras o filtros de café para crear su obra

La artista Ruth Zaragoza durante el proceso de creación de 'Mare mediterráneo'.
 
Ruth Zaragoza hace arte a partir de objetos tan cotidianos como geles de baño, estropajos, cremalleras o filtros de café. Esta catalana (porque ha vivido en Barcelona "toda la vida") nacida “casualmente” en Wisconsin (EE. UU.), en 1975, logró encontrarse a sí misma como artista gracias a sus viajes y cambios de residencia. Se licenció en Bellas artes en Barcelona, estuvo de Erasmus en Londres un año, donde se dedicaba fundamentalmente a estudiar y a pintar. Trabajó en la Bienal de Sao Paulo, y descubrió otras formas de arte que iban más allá de la pintura e involucraban a los objetos. Después consiguió una beca del Instituto Superior de Arte para marcharse a Cuba, donde haría un trabajo de investigación, y allí se relacionó con artistas cubanos. Descubrió el mundo visto desde el comunismo. Pasó a formar parte de un colectivo de artistas llamado Galería DUPP, que le permitió encontrar otra forma de ver el arte que no había conocido en Europa: “Me di cuenta de que podía pintar no solo con pintura y un lienzo, sino también con objetos”.
No le gusta que su obra se encasille en una corriente artística definida. Se define como una artista ecléctica, preocupada por transformar los objetos que tienen una utilidad predeterminada en valores artísticos, a través de la técnica y la estética. Ahora compagina su trabajo de artista con la docencia dando clase de Técnicas pictóricas en la facultad de Bellas artes de la Universidad de Barcelona.

P. ¿Qué crees que aporta tu propuesta como valor?
R. Pienso que mi obra tiene un valor ético, moral... incluso político. En todos mis trabajos cuestiono los valores del arte, llevando lo privado, el acto cotidiano a la esfera pública. Descontextualizo un objeto de uso cotidiano (estropajos, cremalleras, pancakes, filtros de café o fósforos) y lo recontextualizo con un nuevo sentido para ensalzarlo como obra de arte, un post ready made de la era de la globalización.
P. ¿Qué posibilidad real ves de poder acceder al circuito estable de la cultura?
R. Todo llegará. Por ahora no tengo prisa, lo que importa de las obras no es tanto dónde se exponen como su calidad. El arte que hago es ecléctico: las obras están entre el diseño, moda, arquitectura, pintura, escultura, fotografía y la instalación.
P. ¿Cuáles son, a tu juicio, las mayores dificultades para los talentos emergentes?
R. La política cultural española no ayuda en absoluto al desarrollo de nuevos artistas plásticos. Seguimos en la época de Picasso, Miró, Tápies, Barceló y no se fomenta lo nuevo por falta de seguridad y apoyo. Los museos españoles apuestan antes por artistas extranjeros.
P. ¿Qué beneficios esperas de salir en una plataforma como esta?
R. Visibilidad, dar ha conocer mis obras.
P. ¿Con qué herramientas cuentan los talentos emergentes para darse a conocer?
R. Hoy en día las redes sociales ayudan mucho, pero yo vivo de espaldas a ellas. Llevo dos años haciendo mi pagina web y aún no la he terminado.

martes, 17 de julio de 2012

El esplendor del Románico Norte

El esplendor del Románico Norte
                                   
                                    

"Intervenimos y lo contamos", ha sido, desde sus inicios, el lema de Románico Norte. Una tesis que durante este verano fructifica en un amplio programa de actividades y visitas guiadas

Hay que llamar a la casa de un vecino para poder visitar el interior de la iglesia parroquial de San Cornelio y San Cipriano, en la localidad palentina de Revilla de Santullán. A veces no hay suerte y hay que probar, cruzando los dedos, con un número de teléfono anunciado en un cartel, junto a la puerta del templo. “A punto estaba de coger el tractor”, replica una voz al otro lado de la línea.
Durante la espera, uno se entretiene contemplando los canecillos que decoran el exterior de la iglesia: un músico, un hombre acarreando un barril, un soldado… y algún que otro personaje burlón, boca abajo, y en actitud obscena. “Han tenido suerte”, reitera Belarmino, cuando finalmente llega. “Estaba a punto de coger el tractor y ahí ya sí que no escucho nada”.
Apenas quince kilómetros separan Revilla de Santullán de Aguilar de Campoo, a cuyo monasterio estuvo ligada siempre. Fue Sancho IV quien en 1285 cedió la iglesia al monasterio de Santa María la Real. San Cornelio y San Cipriano se iza en el centro del pueblo, que uno corre el riesgo de dejar de lado fácilmente, en cuanto se despista, si viaja en coche.

Iglesia de San Cornelio y San Cipriano, Revilla de Santullán.

sábado, 14 de julio de 2012

El visio de Stendhal

Sus diarios de hace dos siglos justos se leen como si acabaran de escribirse. O más exactamente: como si se estuvieran escribiendo ahora mismo, delante de nosotros
 
Hulton Archive (GETTY)
 
La naturalidad en la escritura moderna es probablemente una invención de Stendhal. El maestro, desde luego, es Montaigne, pero la lengua de Montaigne se nos queda mucho más arcaica, y precisa de modernizaciones ortográficas y notas explicativas, aparte de la interrupción constante de las citas en latín. Stendhal ya es como nosotros. Sus diarios de hace dos siglos justos se leen como si acabaran de escribirse. O más exactamente: como si se estuvieran escribiendo ahora mismo, delante de nosotros. El nombre de Stendhal pertenece con toda justicia al panteón más exigente del arte de la novela, pero él es algo más que un gran novelista: es el escritor que escribe como habla y como respira; de vez en cuando se embarca en el proyecto de una novela, pero de un modo y otro está escribiendo siempre, sin propósito, por afición y por vicio, por el simple hábito de hacerlo, igual que viaja o pasea por la calle o se sienta en un café o asiste a una ópera o a alguna recepción o dedica una jornada metódica a examinar los frescos del Quattrocento en una iglesia italiana.

miércoles, 11 de julio de 2012

Herta Müller

El CCCB acoge una muestra sobre Herta Müller
Herta Müller, premio Nobel Literatura LV/Kim Manresa 
                 
Herta Müller, escritora alemana nacida en Rumanía, es menuda y de aspecto quebradizo. Cuando el periodista le hace una pregunta, se toma un tiempo para pensar y su respuesta es fluida, clara. nítida, sin rehuir ninguna arista. Está en Barcelona porque el CCCB le ha invitado a dar una conferencia con el título La lengua como patria y se le recuerda que otro rumano alemán, Paul Celan, vivió como tragedia tener que escribir poesía en la misma lengua que la de los verdugos de su pueblo judío y que Semprún decía que la patria de un escritor es la literatura, no la lengua. Müller,que vivió la represión comunista, dice que sí, que Semprún tenía razón. “La lengua no es una patria. El título de la conferencia no es decisión mía. Semprún decía que la patria del escritor no es la lengua, sino lo que se dice con ella. Necesitas vivir la hostilidad que se puede ejercer con la lengua, y más aún si esta lengua es la tuya y la entiendes. Esto pasa ahora en Irán, en Cuba, donde las víctimas hablan la misma lengua que sus guardianes. Paul Celan decía que escribir poesía en la misma lengua que los asesinos de su madre era muy complicado. No consiguió resolverlo, porque siguió escribiendo en alemán. Hay otros, como el propio Semprún, que se pasó al francés . Pero no es la lengua la que construye los totalitarismos. La lengua de Hitler era muy pobre y los judíos que marcharon al exilio siguieron hablando alemán, que no era el que utilizaban los nazis, tan vulgar”.
“No sé cómo funcionan ni un banco ni la bolsa. No es mi trabajo”, dijo Herta Müller sobre el papel que desempeña Alemania en la crisis de la Eurozona, “Ahora bien, creo que se exagera cuando se dice que Alemania está oprimiendo a Grecia. Esta crisis nos está superando a todos. La gente no entiende muy bien qué está pasando”.

martes, 10 de julio de 2012

Faulkner

Se editan las cartas y la trilogía de los Snopes por primera vez en catalán

La influencia del autor fue decisiva para García Márquez, Onetti y Vargas Llosa | Cincuenta años de la muerte del premio Nobel | En el pequeño condado sureño se dirimen todas las pasiones humanas

  
Se editan las cartas y la trilogía de los Snopes por primera vez en catalán
Imagen de archivo. William Faulkner trabaja con su máquina de escribir. AP

Se editan las cartas y la trilogía de los Snopes por primera vez en catalán
Faulkner. La gramática del premio Nobel norteamericano, que bordó el monólogo interior y olvidó la puntuación, sufría las influencias del alcohol PINX INC / Alfred Eriss
Crear, a partir de las contradicciones del corazón humano, algo que no existía antes y que cien años después, cuando un extraño lo lea, sigue emocionándole. Este era el propósito de William Faulkner. Si se tuvieran que citar tres escritores que cambiaron la literatura del siglo XX, uno de ellos tendría que ser el autor de El ruido y la furia. Sin sus obras, García Márquez, Vargas Llosa, Rulfo, Onetti, Bernhard, Flannery O'Connor, Toni Morrison, Cormac McCarthy, Juan Benet o Baltasar Porcel, entre una lista interminable, habrían escrito otro tipo de libros y contado sus historias de otra forma. Al cumplirse los cincuenta años de su muerte, la editorial 1984 anuncia la publicación por primera vez en catalán de la trilogía sobre los Snopes (The Hamlet, The Town, The Mansion) y anuncia nuevas versiones de Mentre agonitzo i Llum d'agost, mientras Alfaguara reedita Cartas escogidas, La mansión e Intruso en el polvo, omitiendo la traducción defendida por Onetti, Intruso en la disputa.

domingo, 8 de julio de 2012

La conversión de san Pablo




Tras un largo proceso de restauración, La conversión de san Pablo, de Juan Bautista Maíno (Pastrana, 1581 – Madrid, 1649), se expone en las salas de la colección permanente del MNAC a partir del 5 de julio y hasta finales de septiembre de 2012.

Los expertos del museo han podido identificar La conversión de san Pablo como una de las pocas producciones que se conservan de Maíno, uno de los introductores en España de la cultura figurativa de Caravaggio y del círculo de pintores activos en Roma a principios del siglo XVII.

La tela, que se encontraba gravemente dañada a causa de un incendio ocurrido en 1985 en las dependencias municipales en las que estaba depositada, forma parte de los fondos del museo desde 1952, aunque estaba atribuida al pintor valenciano José Vergara (1726 – 1799). Esta nueva atribución supone una aportación importante al catálogo de un artista clave para entender la pintura española del siglo XVII y del que se conservan muy pocas obras, tan sólo 44. Además de La conversión de san Pablo, el MNAC cuenta también en sus colecciones con el Retrato de Fray Alonso de Santo

Una nueva atribución
Tomás (1648-1649), una de las últimas producciones del pintor dominico. Con objeto de aportar luz sobre la génesis de la obra, su atribución y explicar el profundo y delicado proceso de restauración al que ha sido sometida, La conversión de San Pablo se expone temporalmente en una sala propia, junto a una pintura preparatoria procedente de una colección particular, una radiografía que muestra su estado antes de la intervención así como también con un video que explica el proceso de restauración de la tela.

Durante más de 6 meses, los técnicos del MNAC, restauradores y conservadores, han trabajado conjuntamente para poder recuperar esta obra, documentarla y ahora exponerla al público. La restauración de La conversión de san Pablo, que se ha podido llevar a cabo gracias al patrocinio de BNP Paribas y su Fundación, forma parte del programa BNP Paribas for Arts, que comenzó la Fundación BNP Paribas en 1994. Este programa ha permitido la restauración de más de 200 obras de arte conservadas en museos de todo el mundo.

El experto: Joan Ainaud de Lasarte
La pintura de La conversión de san Pablo, que ingresó en el antiguo Museo de Arte de Catalunya tras ser adquirida en el año 1952, despertó desde un principio el interés de Joan Ainaud de Lasarte (1919-1995), en aquel momento director general de los museos de arte de Barcelona. Ainaud contempló en un principio la posibilidad de que la autoría de la obra fuera italiana. Desde entonces el perfil del artífice de esta pintura se ha ido dibujando con mayor nitidez, lo que ha permitido realizar su atribución a Juan Bautista Maíno.

La conversión de san Pablo es una obra muy representativa de la producción de Maíno. Recuerda al Retablo Mayor de las Cuatro Pascuas (1612-1614), pintado para la iglesia de San Pedro Mártir de Toledo, que se conserva en el Museo del Prado y que está considerada una de las producciones más relevantes de la pintura española del siglo XVII.

sábado, 7 de julio de 2012

¿Es 'cool' la literatura hispana?

ESPECIAL ‘EN CASTELLANO’
¿Es 'cool' la literatura hispana?

NURIA LABARI Y DARIO PRIETO
http://www.elmundo.es/elmundolibro/2002/11/29/anticuario/1038516338.html




16.000 editores estadounidenses han acudido a la Feria del Libro Internacional de Guadalajara (Méjico) en busca de títulos hispanos, porque la literatura en castellano está cada día más demandada en la tierra de las oportunidades. La cultura hispana no se está abriendo un hueco en EE.UU., está abriendo un camino y ya dispone de un espacio reconcido y en espansión. Los literatos hispanos son cada vez más leídos allá donde llegara Colón y algunos incluso han decidido irse a crear a aquellas tierras. ELMUNDO libro ha hablado con Ray Loriga, Jorge Parrondo y Roberto Quesada, tres “spanish” que viven y escriben en EE.UU.

  • ¿Cuál es la situación que vive “La lengua de Cervantes” en EE.UU.?


  • JORGE PARRONDO: Yo diría que es buena, cada vez mejor. Pero es también cada vez más preocupante, ya que a pesar de su uso mayoritario (en medios de comunicación, en escuelas…), incorpora continuamente nuevos vicios. No existe un control de calidad y yo diría que está creciendo con mucha falta de cuidado. Se está creando incluso un idioma nuevo, el “spanglish”, algo que puede ser positivo, pero también peligroso.
  • jueves, 5 de julio de 2012

    Canto a la literatura oriental

    TROTTA PUBLICA UNA SERIE DE RELATOS COREANOS
    Canto a la literatura oriental


    MARTA CABALLERO
    http://www.elmundo.es/elmundolibro/2005/02/04/narrativa_extranjera/1107519081.html

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    Inglesa, francesa, norteamericana. Ésas son algunas de las literaturas que llegan a las manos de los lectores españoles. En fin, ya que estamos en un mundo globalizado, o al menos eso dicen, ¿por qué no optar a textos de otros países y, así, conocer que no todo es tan homogéneo como parece o como nos venden?
    De otras realidades ajenas a constituciones europeas y a ejecutivos agresivos, 'yuppies' y demás entes del maravilloso mundo de occidente y del estrés y de la náusea, habla ‘Canto del oeste coreano’, de Yi Chongjun (Editorial Trotta, 2004), una deliciosa serie de relatos que traslada al lector a parajes en los que viven gentes que -¿en serio?- aún son capaces de comunicarse sin el teléfono móvil.
    El canto es la forma de habla entre los habitantes de estas 130 paginitas. Y, junto al encanto del diálogo entre sus personajes, podemos disfrutar en esta obra de una hermosa plasticidad en las descripciones, de la detención en contar las distancias, los cambios del mar y las montañas y de las historias ancestrales –siempre bien combinadas con los elementos inherentes a las sociedades modernas-. De la misma forma que el autor habla de la preocupación de un hombre por tomar un autobús o de un puerto industrial, se detiene todo lo que haga falta en las anécdotas, las preguntas y los diálogos acerca de personajes e historias del pasado del pueblo coreano.
    Una original trama
    El eje de la historia es una mujer cegada de niña por su padre, un juglar que -obedeciendo a una creencia popular- piensa que así todas las facultades de su hija se concentrarán en su voz y en su oído. El tiempo demuestra lo cierto de esta creencia y ella, con su hermoso canto, hace volar una montaña como a una garza, vuelve a la vida a las olas en el terreno seco que antes había sido el lecho del mar y reanima la imaginación entera de un pueblo.
    Todo envuelto en una metáfora que revela la frágil belleza de la existencia humana. Gentes que hacen volar cometas y cometas que protegen un pueblo y lo distinguen desde la lejanía, mares que aparecen y desaparecen y niños que dicen a sus padres “papá, quiero ser juglar”, conforman el agradable regusto que queda tras la lectura de ‘Canto del oeste coreno’.
    Sobre el desconocimiento de la literatura coreana
    La literatura moderna coreana se inició aproximadamente en 1894, cuando Corea empezó a abrir su puerta a los europeos y se realizó la reforma para la modernización del país; sin embargo, ni la tradicional ni aquella otra tintada ya de matices occidentales son conocidas en España. En este sentido, es importante alabar la labor de Trotta en su vocación de brindar a los lectores la posibilidad de adentrarse en otros mundo de ficción.
    Nacido en 1939, Yi Chongjun ocupa un lugar destacado en la moderna narrativa coreana, y ya desde 1967 su obra ha sido galardonada con prestigiosos premios literarios, como el Premio Dongin, el Gran Premio Literario Joongang, el Premio Daesan o el Premio Siglo XXI. Licenciado en Filología alemana por la Universidad de Seúl, ha sido director de reconocidas revistas. De entre su larga trayectoria destacan ‘Gente sureña’ y las novelas ‘El profeta’, ‘Ropa blanca’, ‘Pared de rumores’ y ‘Paraíso cercado’, la última también publicada por Trotta.

    martes, 3 de julio de 2012

    William Blake

    El fantástico y profético universo de Blake llega a CaixaForum

    Coproducida con la Tate, 'Visiones en el arte británico' muestra cien obras del pintor y poeta


    'La noche del júbilo de Enitharmon'.
     
    Con solo diez años, William Blake (1757-1827) tomaba lecciones de dibujo y grabado. Las clases le hicieron conocer muy pronto los rudimentos técnicos a la vez que creaba un mundo imaginativo y profético, fuera de toda norma. Con el inconformismo como principio y con el gótico y Miguel Ángel como fuentes de inspiración, a los 16 años dio a conocer su filosofía mística a través de grabados y acuarelas, nunca el óleo. Convencido de que el mundo visible de los sentidos es un mero envoltorio de la realidad espiritual, Blake es dueño de una vasta obra en la que sus sorprendentes composiciones dan rienda suelta a sus poemas visuales. Mitologías y delirios, temas religiosos y sociales protagonizan la deslumbrante retrospectiva que hasta el 21 de octubre se puede ver en el CaixaForum coproducida con la Tate Britain, propietarios de la mayor parte del legado de Blake, la exposición de adentra también en la obra de algunos de los artistas influidos por su obra.
    Alison Smith, conservadora de la Tate Britain, ha organizado la exposición destacando la vigencia y actualidad de uno de los artistas más queridos entre los ingleses y más admirados en todo el mundo. "Producto del romanticismo, es nuestro equivalente a Goya. Como él, a Blake le tocó vivir la guerra y sufrir las desigualdades sociales. Solo al final de su vida su arte empezó a ser reconocido, pero su estela sigue inspirando a generaciones de artistas".
    Entre 1788 y 1806 se condensa una producción poética que alimenta sus trabajos plásticos
    Entre 1788 y 1806 se condensa una producción poética que alimenta sus trabajos plásticos. En sus poemas mezcla las tradiciones religiosas con las ideas esotéricas o la pura literatura. La vigencia de su obra es tal que el poema Jerusalén se sigue vendiendo cada año durante diferentes eventos culturales como los proms. Revolucionario y muy adelantado a su tiempo, en el frontispicio de Visiones de las hijas de Albión (1793), se pueden ver tres figuras encadenadas entre sí que aparecen amarradas a las rocas de Inglaterra, detalla la comisaria de la exposición, que añade que la obra libertad sexual y la igualdad entre hombres y mujeres.
    Sus cuadros son, en general, obras de pequeño y mediano formato en los que aparecen imágenes de un inconformismo y misticismo inspirado en las visiones que le acompañaron a lo largo de toda su vida. Utilizaba esas visiones para denunciar los vicios del sistema a través de personajes fantásticos o nacidos del antiguo testamento.
    La exposición está dividida en ámbitos en los que se desarrollan la mayor parte de los temas que nutren su obra. Empieza con sus primeros trabajos como grabador, sigue con los libros proféticos, los grabados en color, las escenas bíblicas, sus pinturas al temple, el libro de Job, La divina comedia, los Antiguos (los primeros artistas que le adoptaron como maestro), los prerrafaelitas y simbolistas y los neorrománticos ingleses.

    sábado, 30 de junio de 2012

    Acuérdate de desconfiar

     

     
    http://cultura.elpais.com/cultura/2012/06/25/actualidad/1340645768_901783.htmlNos hemos vuelto más desconfiados que nunca, lo cual, aun siendo en verdad trágico, no deja de tener sus ventajas. En la decimotercera edición de dOCUMENTA se percibe a la perfección que nunca como ahora el recelo y la suspicacia fueron motores tan activos para la creación de interesantes —exasperadas algunas— obras de arte. Las mostradas en Kassel —es el espíritu del tiempo— ilustran precisamente la atmósfera general de impiedad con respecto a todo, incluido el arte mismo. Vemos allí las genialidades que está forjando la nueva creatividad nacida de la desconfianza y de un arraigado desprecio hacia los miserables que nos consideran sus súbditos: la biblioteca de Mark Dion, el imponente patíbulo de Sam Durant, las maravillosas exposiciones de Tacita Dean y de Francis Alÿs… Y qué decir de ese sorprendente grafiti en las afueras, más allá del último bosque de la región: “¿Sabes que el rey ni siquiera ha oído hablar de Wittgenstein?”.
    Nunca como ahora el desengaño, la suspicacia, operaron tan eficazmente como creadoras
    ¡El rey y Wittgenstein! Nunca como ahora el desengaño, la suspicacia, operaron tan eficazmente como creadoras de una realidad más potente que esa funesta irrealidad que surge de nuestro mundo mediático y bursátil, esa irrealidad tan demencial a la que encima —ya son ganas de equívocos— llamamos realidad.
    Sospecho —lo más usual ahora en arte es sospechar, verlo todo desde las altas cimas de la desconfianza— que en Kassel nos quiere recordar que no hay fronteras ya para la creación —es ridículo ser de un solo lugar— y que, además, todo está conectado. Nada que objetar a tan anchas intenciones. Al Kassel de este año he de regresar en septiembre para ofrecer una “conferencia sin nadie”, sin público, en una casa cerca del grafiti de Wittgenstein, en un lugar de las afueras que la Critical Art Ensemble ha dispuesto para “ponencias fantasmas”. De momento, me quedo con la idea de que en esta decimotercera edición Carolyn Christov-Bakargiev, Chus Martínez y compañía presentan un ideario artístico escéptico, muy acorde con la época: se agradece que no tomen en serio los dogmas de las vanguardias y hayan permitido el despliegue de una filosofía impía, muy descreída y enormemente creativa, que tiene de melodía de fondo aquella tan breve oración stendhaliana que decía: “Acuérdate de desconfiar".
    Quizá por eso, al caer la tarde, Kassel parece un ateneo de visionarios, de partidarios de la incredulidad sin fronteras. Para comprobarlo, acudan a ver, por ejemplo, El rechazo del tiempo, de William Kentdridge, hondo proyecto que les hará sospechar que dOCUMENTA (13) va contra el paso de las horas. Sin embargo, pronto verán que las cosas no son exactamente así, pues allí también hay sitios para creencias firmes ligadas al curso del tiempo, ligadas al futuro. Las ideas, por ejemplo, de Christov-Bakargiev sobre vínculos entre todas las artes, ideas que veo conectadas con las que expuso el pasado 16 de junio en Florencia, en el palacio Strozzi, el gran Michael Ondaatje, cuando en su conferencia Arte Meticcia habló de ensanche de la mente creadora. Habló de esto y de la comunicación que ha existido siempre entre las distintas disciplinas del arte: “He sido toda la vida escritor, pero aún hoy me fascina ver lo parecidas que son todas las actividades artísticas…”.
    A su conferencia asistimos algunos admiradores, pero sospecho que Ondaatje nos habló como si no hubiera acudido nadie y, dada la lejanía del lugar, desconfiara de que pudieran llegar a ser escuchadas algún día sus palabras de futuro. ¿Dada la lejanía del lugar? Él es de Colombo (Ceilán), pero nos hallábamos en Florencia y, por tanto, en uno de los centros del mundo. ¿O estábamos en un bosque perdido, en las afueras de Kassel, en las afueras de la antaño poderosa Alemania? Por desconfiar que no quede. Y que Dios nos ampare.

    jueves, 28 de junio de 2012

    Enamorense

    'Hay un Gürtel de la literatura'

    'Hay un Gürtel de la literatura'

    Un detalle del blog de Juan Mal-herido.
    Un detalle del blog de Juan Mal-herido.
    • El crítico literario más furioso de internet reúne sus textos en un libro
    Señoras y señores, el crítico es la estrella de la era internet. "Puede creerse que la máscara desde la que se escribe el blog permite insultar alegremente y poner a parir a todo el mundo. Si fuera así de sencillo habría muchos más blogs de este tipo que hubieran alcanzado cierta popularidad [...]. La dificultad real es que hay que aplicar una inteligencia al mandoble; en peligroso equilibrio entre la simple falta de respeto y el mensaje real, que no es otro que hacer pensar a los lectores en la inconsistencia del discurso políticamente correcto dominante. El gran mérito, si alguno tengo, es que alguien lea una burrada mía sobre las mujeres y entienda que A)el que la afirma no es misógino; y por tanto B)los que afirman justamente lo contrario a lo mejor sí lo son. Lo mismo sucede con las apelaciones a las drogas, los catalanes y las distintas razas: se bromea sobre todo, a veces hirientemente, pero con el humor suficiente como para que se intuya una crítica más profunda. Al menos eso espero de mis lectores".

    martes, 26 de junio de 2012

    Rousseau (1712 - 1778)

    Rousseau (1712 - 1778)

    «Jean-Jacques», apôtre de la Nature

    http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=251

    Le futur écrivain est né à Genève, le 28 juin 1712, dans la famille d'un horloger calviniste. Sa mère meurt des suites de l'accouchement et son père doit l'abandonner à un âge encore tendre aux soins d'un pasteur peu commode.

    Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), pastel par Quentin de La Tour, 1752

    Rêveur solitaire mal à l'aise dans la société, Jean-Jacques Rousseau publie en une douzaine d'années l'essentiel de son oeuvre.
    Après son Discours sur les sciences et les arts (1750) et Le Devin du village (1752), le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1754), la Lettre à d'Alembert sur les spectacles (1758), voici La Nouvelle Héloïse (1761), Émile ou de l'Éducation et Du Contrat social, l'un et l'autre publiés en 1762. Ses deux ouvrages les plus personnels, les Confessions et les Rêveries du promeneur solitaire, sont écrits à la fin de sa vie et publiés après sa mort.
    Il s'éteint le 2 juillet 1778, à 66 ans, dans un pavillon du parc d'Ermenonville, au nord de Paris, chez l'un de ses derniers amis, le marquis de Girardin. C'est deux mois après son rival Voltaire... et à peine dix ans avant les premiers signes de la Révolution française.
    Les acteurs de celle-ci ne manqueront pas de se revendiquer comme les héritiers de Jean-Jacques Rousseau, «l'homme de la vérité et de la nature», lointain inspirateur de la sensibilité moderne et de la démocratique.
    Camille Vignolle

    Infatigable marcheur

    Le jeune homme a quinze ans quand, de retour d'une promenade à la campagne, il trouve les portes de Genève closes. Putôt que d'être battu par son maître d'apprentissage, il décide de partir sur les routes chercher fortune.
    Madame Louise de Warens (1699-1762)

    sábado, 23 de junio de 2012

    “Nuestro gran instrumento de supervivencia es la imaginación”

    “Nuestro gran instrumento de supervivencia es la imaginación”

    El escritor e historiador de la lectura Alberto Manguel acaba de publicar 'El sueño del Rey Rojo', una selección de sus ensayos


    El escritor argentino Alberto Manguel, la semana pasada en Madrid. / CLAUDIO ÁLVAREZ
     
    Alberto Manguel, bonaerense de 1948, vive en Francia desde hace una década y lleva en la solapa la minúscula insignia de la Orden de las Artes y las Letras de ese país. “Hay que ponerlo en perspectiva”, dice. “Sylvester Stallone también la tiene. Por las artes, claro. Letras tiene pocas”. El escritor argentino acaba de publicar El sueño del Rey Rojo (Alianza), una selección de sus ensayos que va de la definición del lector y la biblioteca ideales a una historia de la página pasando por el libro electrónico o una crítica al editor (anglosajón) como “copiloto literario” de una obra.
    Con medio millar de páginas, El sueño del Rey Rojo es un hito que sumar a títulos como Guía de lugares imaginarios, La biblioteca de noche o el célebre Una historia de la lectura. Cuando se le pregunta si no teme que lo encasillen como el que escribe sobre leer, Manguel sonríe: “Es un problema, sobre todo cuando quieres hacer otra cosa. Tengo cinco novelas y la impresión de que muchos lectores piensan que es algo que hago los domingos. Mi editora francesa me dijo: ‘Ten cuidado de no convertirte en Señor Lectura’. Corres ese riesgo porque es un tema que sigue preocupando. No está tan mal: me preocuparía más ser el Señor Salchicha”.

    viernes, 22 de junio de 2012

    Pierre Desproges - A MORT le foot


    Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j'entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu'ils existent, subissent à longueur d'antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur gazon l'honneur minuscule d'être champions de la balle au pied.
    Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s'abaisser à jouer au football.
    Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football? Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de 22 handicapés velus qui pousse des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de bœufs éteints.
    Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester publiquement sa libido en s'enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de 8, à grands coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d'usine? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de 40 morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois?
    Je vous hais, footballeurs. Vous ne m'avez fait vibrer qu'une fois; le jour où j'ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J'eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu'à la fin du tournoi. Mais Dieu n'a pas voulu. Ça ne m'a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu'on fasse et où qu'on se planque, on ne peut y échapper.
    Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait: «Ah, la fille!» ou bien: «Tiens, il est malade», tellement l'anormalité est solidement solidaire de la non-footballité.
    Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez au stade.
    Pouf, pouf.
    Pierre Desproges (1938-1987)
    «Chroniques de la haine ordinaire»,
    © Editions du Seuil, 1987